Les tirages se présentent en 5 séries de photographies non encadrés de 30,6 cm x 40,7 cm.
La photographie documentaire représente naturellement ce qui va disparaître et ces séries vont dans ce sens. Ici on montre un herbier ancien, reflet de plantes ayant existé, une première fois sauvées par la mise en herbier. Mais l'herbier lui-même est flétri par le temps et menace de se détruire. Les codes de la photographie reprennent en plus ceux du trompe-l’œil, marquant une distance aggravée avec les planches représentées : à la fois la distance de l'écart entre la photographie et la peinture, et la distance d'un code de représentation particulièrement en vogue au XVIIIe siècle, donc un temps déjà éloigné témoignant d'un monde disparu. Dans chaque série, une planche où manque le végétal marque encore plus la fin programmée des végétaux. Ces séries alertent toutes sur les menaces qui pèsent actuellement sur le vivant.